Hitwest, la 1ère radio dans l'OuestEcoutez Hitwest, la 1ère radio dans l'Ouest

Payons notre dette au sommeil Saint-Nazaire Loire-Atlantique

Manque de sommeil, principale cause de troubles de la mémoire.

Entreprises Locales

Pour toutes informations relatives à cette page, contactez toutlocal.fr.
Pharmacie Mylonas-Gellard
02 40 53 61 17
 rue emile Broodcoorens
Saint Nazaire, LA
Pharmacie Benoît-Goinard
09 75 98 59 73
 rue ambroise Paré
Saint Nazaire, LA
Appriou Hervé
02 40 90 33 65
203 rue trignac
Saint Nazaire, LA
Pharmacie Du Paquebot
02 40 22 53 13
79 avenue république
Saint Nazaire, LA
Le Guen-Monnier Et Maury Pharmaciens
02 40 22 48 08
60 boulevard victor Hugo
Saint Nazaire, LA
Pharmacie Du Port
02 40 22 56 90
1 avenue rené Coty
Saint Nazaire, LA
Pharmacie Héry Frioux
02 40 53 50 19
107 boulevard doct René Laennec
Saint Nazaire, LA
Pharmacie Océanis
02 40 70 36 31
332 route côte D'Amour
Saint Nazaire, LA
Snc Pharmacie De La Trebale
02 40 70 33 80
 allée marguerites
Saint Nazaire, LA
Pharmacie Des Jardins
02 40 70 19 12
2 place athanase Laborde
Saint Nazaire, LA
Données fournies par:
 
Contenu fourni par:

Payons notre dette au sommeil

Emile a 37 ans et dirige son entreprise. Il me dit qu’il perd la mémoire et qu’il est convaincu d’avoir un début de maladie d’Alzheimer. Il n’essaye même plus de se souvenir du nom des gens qu’il rencontre ; pourtant, il sait que c’est important pour ses affaires. Hier, il avait oublié le numéro de téléphone de son associé qu’il appelle tous les jours. Il a dû consulter son carnet. « Tout de même, je ne pensais pas que la sénilité commençait si tôt… », dit-il.

Ma première question le surprend :
« Combien de temps dormez-vous la nuit ?
— Entre six et sept heures, pourquoi ?
— Avez-vous besoin d’un réveil pour vous lever le matin ?
— Bien sûr ! Comment peut-on se réveiller autrement ?
— Et si vous vous allongiez dans une pièce sombre pendant la journée, pensez-vous que vous vous endormiriez ?
— Ah oui ! J’ai essayé de prendre des cours de yoga, mais, dès que je fais un exercice de relaxation, je m’endors ! »

Le diagnostic est clair : manque de sommeil chronique. D’après mon expérience, c’est la principale cause de troubles de la mémoire chez les personnes jeunes – beaucoup plus fréquente, donc, que la démence. Des études américaines estiment que plus de la moitié d’entre nous dorment de une heure à une heure et demie de moins que nécessaire. Au XVIIIe siècle, la moyenne de sommeil était de neuf heures à neuf heures et demie. Un rythme qui se calquait sur celui du soleil et de la lune. Mais c’était avant l’électricité, avant la télé, avant le club de sport, avant l’e-mail. A l’aube du XXIe siècle, respecter ses besoins de sommeil est devenu un luxe. Quelque chose que l’on ne fait qu’en vacances, et encore. En ville, admettre que l’on dort plus de huit heures dénote même un certain "manque d’ambition" !

Pourtant, les conséquences du manque de sommeil ne se limitent pas aux seuls troubles de la mémoire. Il faut aussi lui imputer nos problèmes de concentration, notre irritabilité chronique avec nos enfants ou nos subalternes, nos difficultés à prendre des décisions et – plus grave encore – à trouver du plaisir dans les petites choses de la vie… et à sourire ! Ce ne sont pas des considérations théoriques. On estime que nous fonctionnons tellement à la limite de nos besoins que les accidents de la route augmentent de 10 % le fameux dimanche du passage à l’heure d’été, lorsque nous perdons collectivement une heure. Le manque de sommeil est d’ailleurs la deuxième cause des accidents de la route, après l’alcool.

Comment s’acquitter de notre dette de sommeil ? Il faut d’abord savoir qu’elle est cumulative : il ne suffit pas d’une seule bonne nuit pour rattraper une perte de une à deux heures par jour pendant un mois. Pas plus qu’il ne suffit de dormir une heure de plus le week-end… Pour ceux qui le peuvent, une sieste de vingt minutes l’après-midi est un bon moyen de rattrapage.
L’idéal ? Faire ce que me recommandait inlassablement ma grand-mère : se coucher une heure plus tôt le soir !

Avril 2002

Lire d'autres articles sur le site de Psychologies