« Il ne faut pas se substituer au médecin. L’automédication doit être utilisée de façon exceptionnelle et avec prudence », prévient François Angoulvant.
La vigilance est particulièrement de mise en cas d’allaitement . Aucun médicament ne doit être pris sans avis du médecin ou du pharmacien.
L’automédication doit être exclue pour les nouveaux-nés et nourrissons jusqu’à trois mois. Pour les bébés de moins de deux ans, il faut également être très prudent et se procurer un médicament en vente libre essentiellement en cas de fièvre.
Pas question de jouer les apprentis docteurs avec les plus jeunes…
Dans tous les cas, parlez de l’automédication avec votre médecin traitant. Il sera le plus qualifié pour vous orienter vers des produits adaptés.
Et le rôle du pharmacien dans tout ça ?
La médication familiale n’est pas une pratique marginale, associée de façon péjorative à la « bobologie » (traitement des bobos). En effet, le conseil en pharmacie est un enseignement, à part entière pour les étudiants.
Pour Guy Hauvespre, pharmacien depuis 25 ans et propriétaire d’une officine à Paris, sa ligne de conduite concernant les produits en vente libre est claire : « il ne faut pas vendre à tout prix. Il faut particulièrement se méfier pour les petits. Je mets les parents en garde en les invitant à consulter un médecin pour les symptômes persistants ». Au quotidien, son avis est aussi fiable que celui des médecins pour les symptômes bénins. Mais le pharmacien reconnaît qu’ « une grande part des parents qui vienne le voir lui demande des conseils dermatologiques, qui plus est, quand il s’agit de leur premier enfant. » La dermocosmétique fait elle aussi partie d’un enseignement spécifique dans le cursus universitaire.
Même si n’importe quel pharmacien est compétent pour conseiller sur le choix d’un traitement, il est préférable de s’adresser au professionnel qui connaît son enfant.
Et le cas échéant, n’oubliez pas de signaler au pharmacien les allergies de votre progéniture.